Le faux départ (1)

Le jeune Bonaparte obtient une bourse d'étude du roi.

Au début de tout il y a la Corse, où Napoléon Bonaparte naît le 15 août 1769. Son père, après avoir combattu aux côtés de Paoli pour l'indépendance de l'Ile, se rallie à la France et obtient pour deux de ses fils des bourses dans les écoles du roi. L?écolier Bonaparte se distingue plus particulièrement dans les mathématiques, ce qui lui vaut d'être reçu à l'École royale militaire de Paris en 1784.

Avec la Révolution, Bonaparte va pouvoir donner sa mesure. Mais ce sera d'abord l'échec, et dans sa propre patrie. Jusqu'en 1793, il se sent plus Corse que Français et il essaie d'être de se faire une place dans l'élite. Il fréquente l'avocat Joseph qui le pousse dans la vie politique. A force d'intrigues, Joseph devient conseiller général de la Corse et Napoléon obtient le poste de lieutenant-colonel de la garde nationale d'Ajaccio.

Mais Bonaparte doit fuir après que Paoli eut été dénoncé devant les Jacobins de Toulon par Joseph Bonaparte. La Convention ordonne de l'arrêter. La famille Bonaparte est pourchassée et se réfugie dans le maquis. En juin 1793, elle passe sur le continent.

Henri Guillemin est né le 19 mars 1903 à Mâcon. Il fréquente l'Ecole normale supérieure et obtient une agrégation en lettres en 1972. Professeur dans plusieurs universités françaises, il est contraint de quitter Bordeaux en 1942 pour se réfugier en Suisse. Il entretient des liens privilégiés avec Neuchâtel où il séjourne fréquemment.

En 1945, Henri Guillemin devient conseiller culturel auprès de l'ambassade de France à Berne, puis, de 1963 à 1973, professeur à l'Université de Genève. Il s'éteint le 4 mai 1992 à Neuchâtel.

Spécialiste du XIXe siècle, il a été tout à la fois historien, critique littéraire et écrivain prolifique. Cet intellectuel non-conformiste a suscité autant l'admiration du grand public que la critique féroce des milieux académiques. Il a ainsi été banni des télévisions française et belge. Cet ostracisme a fait le bonheur des téléspectateurs de Suisse romande qui ont pu profiter de ses talents de conférencier entre 1958 et 1973.

Avec Les Dossiers de l'Histoire, l'historien a rendu accessible des questions historiques de première importance. Henri Guillemin a également fait découvrir aux télespectateurs l'oeuvre d'Arthur Rimbaud, Emile Zola et Léon Tolstoï. Ses conférences télévisées, un genre disparu aujourd'hui, ont été un rendez-vous important sur la TSR.