République bourgeoise

Des slogans de gauche pour calmer l'opinion publique.

Dans ce neuvième épisode de sa série consacré à l'avant guerre de 14, Henri Guillemin évoque la tromperie des étiquettes politiques de la France. Progressistes et radicaux usent de slogans dont le sens s'apparente parfois à la doctrine marxiste, plus pour calmer l'opinion excédée que par volonté de progrès social. Pour Clémenceau, la supercherie est évidente. Le Parti radical, essentiellement composé de banquiers, d'agents de change et d'industriels ne désire pas l'impôt sur le revenu. Clémenceau dénonce la création du parti.

Henri Guillemin est né le 19 mars 1903 à Mâcon. Il fréquente l'École normale supérieure et obtient une agrégation en lettres en 1972. Professeur dans plusieurs universités françaises, il est contraint de quitter Bordeaux en 1942 pour se réfugier en Suisse. Il entretient des liens privilégiés avec Neuchâtel où il séjourne fréquemment.

En 1945, Henri Guillemin devient conseiller culturel auprès de l'ambassade de France à Berne, puis, de 1963 à 1973, professeur à l'Université de Genève. Il s'éteint le 4 mai 1992 à Neuchâtel.

Spécialiste du XIXe siècle, il a été tout à la fois historien, critique littéraire et écrivain prolifique. Cet intellectuel non-conformiste a suscité autant l'admiration du grand public que la critique féroce des milieux académiques. Il a ainsi été banni des télévisions française et belge. Cet ostracisme a fait le bonheur des téléspectateurs de Suisse romande qui ont pu profiter de ses talents de conférencier entre 1958 et 1973.

Avec Les Dossiers de l'Histoire, l'historien a rendu accessible des questions historiques de première importance. Henri Guillemin a également fait découvrir aux téléspectateurs l'oeuvre d'Arthur Rimbaud, Émile Zola et Léon Tolstoï. Ses conférences télévisées, un genre disparu aujourd'hui, ont été un rendez-vous important sur la TSR.

  • Journaliste: Henri Guillemin
    Réalisateur: Jean-Charles Pellaud