Aimé Césaire

Aimé Césaire, un engagement dans la littérature et la politique.

Juin 1979, Aimé Césaire est l'invité Claude Torracinta dans l'émission « Destins » de la TSR. Dans ce large extrait, il revient sur la question du lien entre la langue et la politique, particulièrement vif pour lui. Descendant d'anciens esclaves, il puisa dans le surréalisme et dans la lutte politique les éléments nécessaires à l'expression de son besoin d'affranchissement et de justice.

Aimé Césaire est né en Martinique en 1913. Professeur puis député de la Martinique, membre du Parti communiste jusqu'en 1956, ce descendant d'anciens esclaves puise dans le surréalisme les éléments nécessaires à exprimer son besoin d'affranchissement. Chantre de la négritude, concept qu'approfondira Leopold Sesse Senghor, il manifeste dans ses écrits la violence et le mépris du colonisé pour le colonisateur venu d'Europe. Mais son oeuvre est également emplie d'une d'une foi dans la vie doublée d'une aspiration à la justice universelle.

Aimé Césaire a publié des poèmes, Cahier d'un retour au pays natal (1947), Soleil cou coupé (1948), Cadastre (1961) ainsi que des pièces d'inspiration politique, La Tragédie du roi Christophe (1963), Une saison au Congo (1966).

Chez Césaire, le poète ne se sépare pas de l'élu, qui assura notamment le passage de la Martinique au statut de département d'outre-mer en 1946. Maire de Fort-de-France (1945 – 2001) et député de la Martinique (1946-1993), d'abord apparenté au groupe communiste, Aimé Césaire rompit avec le PCF en 1956. Il fonda deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais.

Il meurt à Fort-de-France le 17 avril 2008.

  • Journaliste: Claude Torracinta