Entre 1764 et 1767, «la bête» du Gévaudan tua plus de 100 personnes, uniquement des femmes et des enfants. Ce fait divers sordide a donné lieu aux théories les plus fantaisistes. De nombreuses interpétations ont été faites: était-ce bien un animal (un loup, un chien), un homme (un serial killer), les deux ensemble? Boris Acquadro explore plusieurs pistes de cette étrange histoire du XVIIIe siècle.
Lancée le 7 janvier 1968, La Suisse est belle était une émission de découverte de la Suisse par un reportage d'une dizaine de minutes. 107 émissions composent la collection complète de La Suisse est belle qui fut interrompue le 4 juillet 1970.
Le Gévaudan correspond à peu près à l'actuel département de la Lozère mais touche également l'Ardèche, la Haute-Loire et le Cantal. La première attaque a lieu au printemps 1764 sur une femme. Est-ce un loup? Les gens de l'époque qui connaissent bien cet animal n'en parlent pas. Ils décrivent une bête très grosse avec des flancs rougeâtre et une queue très touffue.
Les battues n'ont pas de succès, l'animal se déplace beaucoup et laisse derrière lui des cadavres décapités et déchiquetés. Une véritable psychose s'installe dans la population qui croit en Dieu mais aussi au Diable, aux sorciers et au loup-garou. Même les soldats du roi n'arrivent pas à abattre La bête. Louis XV envoie son lieutenant de ses chasses, François Antoine, mais rien n'y fait.
Faits étranges, des corps ont été retrouvés sans leur tête et déshabillées. Cela ne peut être que le fait d'une intervention humaine, un pervers sexuel? Le principal suspect est un certain Jean Chastel. Il aurait domestiqué un animal issu d'un accouplement entre un loup et un chien, l'aurait dressé à attaquer l'homme et il aurait lui-même décapité les cadavres.