Avec Muriel Cerf

Muriel Cerf, L'antivoyage (Mercure de France, 1974)

Révélée dès son premier livre, L'Antivoyage, Muriel Cerf reste pour beaucoup la femme d'un seul livre. Sa passion pour l'écriture ne l'a pourtant jamais quittée, puisqu'elle ne cessera de publier une oeuvre abondante (romans, théâtre, nouvelles et contes) chez de nombreux éditeurs de renom.

Cet entretien avec Jacques Bofford a lieu à l'occasion de la sortie en novembre 1975 de son troisième livre, Les Rois et les voleurs, roman à caractère autobiographique qui retrouve dans une tonalité comique l'imaginaire de l'enfance.

(Source photo: Muriel Cerf. L'Antivoyage, édition originale / Mercure de France, 1974)

En 1974, L'Antivoyage, premier roman d'une jeune femme de vingt-quatre ans de retour d'Orient, révèle le talent de Muriel Cerf. Salué par la critique, et même par André Malraux, ce livre éveille un écho profond chez une génération qui rêve de voyages. C'est pourtant la misère et la violence qui émaillent ses pages, mais aussi une quête intérieure soutenue par un style flamboyant et ironique.

Inspirée aussi bien par Henry Miller que par Albert Cohen, elle écrira une trentaine de romans, des contes, des nouvelles et du théâtre. Son dernier livre, Bertrand Cantat ou Le chant des automates, qui semble prendre la défense du meurtrier de Marie Trintignant, provoque la polémique. Attainet d'un cancer, elle meurt le 19 mai 2012

  • Journaliste: Jacques Bofford