Modifié le 11 janvier 2018

Les Indiens d'Amérique

Chef indien en 1973.
Chef indien en 1973. [RTS]
A la fin des années 60 et au début des années 70, la Télévision Suisse Romande consacre une série de grands reportages aux Indiens d'Amérique. Loin de l'image idéalisée du valeureux guerrier des films hollywoodiens, apparaît alors une image de précarité d'un peuple amérindien, dépouillé de ses terres, parqué dans des réserves et qui tente de faire survivre ses traditions ancestrales.

La réserve d'Obedjiwan

Dans la banlieue de Montréal, les touristes assistent ravis à des danses indiennes folkloriques. Mise en scène parfaite d'un monde depuis bien longtemps disparu. A des heures d'hydravion de là, les indiens Atikamekw vivent coupés du monde dans une extrême pauvreté. Tipis et parures de plumes ont disparu au profit de baraquements sans eau courante ni électricité. Les traditions indiennes n'ont pas perduré dans cette réserve du fin fond du Canada, même les plus anciens ne se souviennent pas de la culture des ancêtres. Les mariages se font en blanc et à l'Eglise, les Jésuites ayant pénétré jusqu'au coeur de la forêt.

Mariage dans la réserve indienne d'Obejiwan au Canada en 1966.
Continents sans visa - Publié le 04 août 1966

L'école au War West

En 1969, Temps présent en terre indienne et s'attache à décrire la vie des Indiens Navajos qui mènent une existence en marge de la société américaine.

Le réalisateur Jean-Jacques Lagrange met en images le quotidien et l'environnement de ces Indiens, profondément attachés aux traditions culturelles et religieuses de la tribu, mais sous étroite tutelle américaine. Les petits Navajos sont envoyés dans des internats, loin de leur famille et de leurs traditions, encadrés par des professeurs blancs qui distillent leur enseignement uniquement en anglais.

Enfants Navajos à l'école en 1969.
Temps présent - Publié le 25 avril 1969

L'Indien des Acacias

Le Genevois Aimé Moret a une grande passion : les Peaux-Rouges d’Amérique et la cause indienne. A chaque occasion, il se costume en Indien et part camper. Aimé Moret disparaît alors pour laisser la place à Aigle Noir. Tout y est, le tipi, la coiffe, le calumet. Un univers indien fantasmé bien loin de la réalité.

Aimé Moret alias Aigle Noir en 1972.
Caméra témoin - Publié le 28 décembre 1972

En 1972, Aimé Moret réalise son rêve et part au Dakota du Sud à la rencontre de ses frères, les Sioux Oglala. Le réalisateur Jean-Louis Roy l’accompagne. Aimé Moret aurait pu rester simplement un peintre genevois. Mais il est allé au bout de sa passion pour la culture des Indiens d'Amérique. Cet extrait de Caméra témoin nous montre cependant sa déception face à la réalité du monde Sioux qu'il avait tant rêvé.

Réserve de Pine Ridge Dakota du Sud en 1972.
Caméra témoin - Publié le 28 décembre 1972

Temps présent chez les Indiens

En 1973, le réalisateur Jean-Louis Roy et le journaliste Guy Ackermann partent dans le Dakota du Sud à la rencontre des Indiens de la tribu des Oglalas. Installés dans des réserves, victimes d'une grande pauvreté, du chômage, les Indiens inadaptés à la nouvelle société américaine vivent dans l'oisiveté et la misère sociale. Chacun tente de survivre à sa manière. Portraits de deux Indiens Sioux de générations différentes qui incarnent la mise en péril de la société et de la culture indiennes.

Que signifie être Grand Chef Sioux en Amérique en 1973 ? C'est la question posée par Temps présent à Edgar Red Cloud, chef indien de la Réserve indienne de Pine Ridge en Dakota du Sud. Parqué dans des réserves, les Indiens survivent tant bien que mal. Red Cloud, chef Sioux vit grâce à l'assistance publique et fait office de figurant à Hollywood pour améliorer ses fins de mois.

Edgar Red Cloud en 1973.
Temps présent - Publié le 15 novembre 1973

Eal Yellow Boy a 19 ans, il habite avec sa grand-mère dans un hameau isolé de tout. Il décide de se rendre à Minneapolis pour y tenter sa chance. Mais Earl va vite déchanter, la grande ville n'apportant par les promesses rêvées. Chocs des cultures, manque de grands espaces, difficile d'appréhender un monde si différent lorsque l'on a toujours vécu dans le dénuement avec votre plus proche voisin à des dizaines de kilomètres.

Earl Yellow Boy en 1973.
Temps présent - Publié le 15 novembre 1973

Publié le 10 janvier 2018 - Modifié le 11 janvier 2018